Calgary Tribune - Le Teknival de Bourges se vide, le gouvernement veut "mieux réprimer" ces "rassemblement illégaux"

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Le Teknival de Bourges se vide, le gouvernement veut "mieux réprimer" ces "rassemblement illégaux"
Le Teknival de Bourges se vide, le gouvernement veut "mieux réprimer" ces "rassemblement illégaux" / Photo: Handout - GENDARMERIE NATIONALE/AFP

Le Teknival de Bourges se vide, le gouvernement veut "mieux réprimer" ces "rassemblement illégaux"

La free-party géante organisée sur un terrain militaire près de Bourges touche à sa fin dimanche, sans incident majeur, mais le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a souligné les "nuisances" provoquées par ces "rassemblements musicaux illégaux" qu'il veut "mieux réprimer".

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Samedi soir, des démineurs de la DGA sont intervenus après la découverte d'un obus "en bordure du site du Teknival", selon la préfecture, qui a compté jusqu'à 17.000 participants - 40.000 selon une source proche des organisateurs.

"Un second est en cours de traitement", a ajouté dimanche M. Nuñez, venu inspecter à la mi-journée le dispositif de sécurisation du site, monté "en urgence" par les autorités, après la découverte vendredi de l'arrivée de milliers de "teufeurs" qui s'étaient donné rendez-vous par messageries cryptées sur ce terrain de 10.000 hectares réparti sur plusieurs villages du centre de la France.

- Proposition de loi contestée -

Sur leurs réseaux sociaux, les organisateurs du Teknival avaient appelé les teufeurs à ne pas faire de feu, ne pas creuser et ne pas ramasser d'objets.

"Je ne savais pas que le terrain était miné, a malgré tout confié à l'AFP Juliette, professeure des écoles, 36 ans, venue de Bretagne avec quatre amis. Forcément, ça enlève un peu de tranquillité mais on fait attention quand même."

Dimanche en début d'après-midi, plusieurs scènes étaient vides et de nombreux festivaliers repartaient sous un ciel menaçant, a constaté un journaliste de l'AFP.

 

Des rassemblements sont prévus les 30 mai, 6 et 13 juin dans plusieurs villes dont Paris, pour dénoncer ce texte qui prévoit une peine de six mois d'emprisonnement et de 30.000 euros d'amende pour sanctionner "le fait de contribuer de manière directe ou indirecte à la préparation, à la mise en place ou au bon déroulement" d'une rave-party non déclarée ou interdite.

- "Organisation sauvage" -

"Cette revendication ne fera que renforcer la détermination du gouvernement à mieux réprimer ce type d'organisation sauvage que nos concitoyens ne comprennent pas", a rétorqué Laurent Nuñez après avoir visité le dispositif mis en place par les autorités.

"Ca ne fait que renforcer ma conviction de continuer à porter le projet de loi qui s'appelle +Ripost+", a-t-il ajouté.

Présenté fin mars en conseil des ministres, ce projet, qui va dans le sens de la proposition de loi 1133, ferait de l'organisation d'une rave party non déclarée un délit puni de 2 ans de prison et 30.000 euros d'amende. Un délit de participation à ces événements serait en outre créé.

Le ministre, qui a rencontré agriculteurs, riverains et élus locaux, a insisté sur "les nuisances" provoquées par ce type d'événements "qui n'obéissent à aucune règle juridique".

"La commune n'a pas été bloquée mais on redoute un peu le départ des festivaliers et ce que l'on va retrouver" comme déchets, a déclaré à l'AFP Alain Blanchard le maire d'Avord, où se trouve l'une des gares les plus proches du site.

- "Tri des déchets" -

"Une benne à ordures a été mise en place. Le site est super propre. Comme hier, il va y avoir une coupure dans la journée pour le nettoyage", a assuré un ingénieur venu de la France pour participer à l'événement.

"Il y a même le tri des déchets", assure, photo à l'appui, "Nono", fêtard de 28 ans, saluant une organisation "vraiment top".

"Pour que ça ne se reproduise plus, il faut durcir les sanctions", a encore lancé le ministre de l'Intérieur, assurant que 600 verbalisations avaient déjà eu lieu et que "tous ceux qui sortent de ce Teknival" seraient "verbalisés à double titre", pour avoir pénétré sur un terrain militaire et avoir participé à un rassemblement illégal.

Il a également évoqué un "certain nombre de blessés", dont cinq en urgence absolue, liés à la consommation de stupéfiants selon le ministère de l'Intérieur, et sept interpellations, dont cinq gardes à vue.

Selon M. Nuñez, 337 "rassemblements musicaux illégaux" ont été recensés en 2025, avec en moyenne 300 personnes. Seulement 4% ont dépassé le millier de participants.

ave-ban-alc-fan/gf/rl

P.Harris--CT