Moyen-Orient: la Bourse de Paris repasse la barre des 8.000 points
La Bourse de Paris a repassé mardi le seuil des 8.000 points grâce à un début de séance orienté à la hausse dans l'attente d'une conférence de presse aux Etats-Unis sur les tensions dans le détroit d'Ormuz.
A 10H00, l'indice du CAC 40 affichait une progression de 0,41% à 8.009,39 points.
La veille, la Bourse de Paris a terminé en nette baisse, le CAC 40 reculant de 1,71% à 7.976,12 points, soit une perte de 138,72 points.
La journée de lundi a été marquée par de fortes menaces sur le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril entre les Etats-Unis et l'Iran.
L'armée américaine a annoncé avoir détruit six bateaux iraniens, ce que Téhéran dément.
L'Iran de son côté a repris des frappes contre les Emirats arabes unis (EAU), alliés des Etats-Unis dans la région.
Dans ce contexte, le ministre américain de la Défense Pete Hegseth doit donner mardi matin à Washington une nouvelle conférence de presse sur les opérations au Moyen-Orient, aux côtés du chef d'état-major de l'armée, le général Dan Caine.
"Entre risque d'escalade militaire et espoir fragile de négociations, les marchés évoluent désormais dans un environnement où la visibilité est extrêmement limitée", résume John Plassard, analyste pour Cité Gestion.
Mardi matin, le pétrole restait à des niveaux très élevés, quoiqu'en recul, comparé aux sommets atteints la veille. Le baril de Brent s'échangeait à 113,36 dollars (-0,94%), contre 104,12 dollars pour son homologue américain du WTI (-2,16%).
"Le récit dominant du marché est passé de l'optimisme autour de l'intelligence artificielle aux tensions au Moyen-Orient", souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote.
Deux valeurs seulement dans le rouge
Au palmarès de la séance, deux valeurs seulement subissaient des prises de bénéfice, Airbus (-0,19%) et Renault (-0,27%).
Les fabricants automobiles européens sont exposés aux nouvelles menaces tarifaires du président américain Donald Trump.
Vendredi, Donald Trump a menacé l'Union européenne de nouvelles surtaxes douanières sur les automobiles et camions exportés vers les Etats-Unis, accusant Bruxelles de ne pas respecter l'accord commercial signé entre les deux rives de l'Atlantique.
W.Howard--CT